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Post Corona (synthèse PDF et audio)

PAR SCOTT GALLOWAY 

La direction que devrait prendre le monde selon Scott Galloway s’est trouvée confirmée par la pandémie à coronavirus. Au lieu d’un ralentissement de la vie en général par le confinement, la distanciation, la rupture, le cloisonnement, le contrôle, la multiplication des barrières, cela s’est traduit par une accélération d’autres domaines de la vie. 

En effet, le coronavirus a plongé le monde dans une situation d’éloignement des corps car cela était vu comme le moyen le plus efficace pour éviter sa propagation, jusqu’à l’arrivée du vaccin. 

Ainsi, la première représentation qu’on a du coronavirus lorsqu’on voudrait y pallier est celle du confinement. Le confinement est essentiellement corporel, il faut que les corps ne se touchent plus. De ce fait, l’éloignement des corps établissait qu’on remplace la proximité physique par une autre proximité : il fallait numériser, digitaliser les relations et digitaliser les affaires. 

Pendant qu’une partie de la vie semblait se cloisonner, une autre semblait s’ouvrir. De ce fait, pour l’auteur, la pandémie causée par le coronavirus n’a été que l’accélération d’un mouvement, la confirmation d’une avancée, sans un retour en arrière possible. 

C’est dans ce contexte que Scott Galloway écrit son livre, non pas pour ressasser de manière barbante les affres entendues à maintes reprises de la pandémie, sur les plans sanitaires et humains. Il s’agit d’en montrer un côté plus « positif », non sur le sens moral du terme, mais plutôt sur le plan scientifique, économique, concret. 

Ce livre constitue ainsi une fenêtre ouverte aux champs des possibles offerts par l’environnement causé par la pandémie. Qu’est-ce que la pandémie a accéléré au juste ? Cela a-t-il été bien pour tout le monde ? Pour plus de rigueur scientifique, dans quel domaine précis Scott Galloway a voulu fonder son analyse ? 

Une brève présentation de l’auteur pourra largement nous guider dans cette perspective où nous donnons pour but d’essayer de résumer une telle œuvre, digne d’intérêt.

Présentation de l’auteur

Scott Galloway est un chercheur, un professeur et un entrepreneur. Il enseigne à Stem School business de l’Université de New York où il donne cours essentiellement sur les stratégies marketing. 

Il a mis son savoir sous forme écrite dans deux principaux ouvrages incontournables : The FOUR publié en 2017 où il parle principalement des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) comme les plus grandes multinationales, oligopoles du monde, sans bien sûr manquer de faire mention de grandes multinationales montantes sur le domaine du numérique. Il les expose sur le plan de leur marketing, comme son professorat laisse deviner… 

Le second livre est celui dont il nous est donné de commenter : Post corona : From crisis to opportunity. 

Tout ce bagage intellectuel lui a permis de fonder plusieurs entreprises, neuf au total. Il est également influenceur, domaine dans lequel il fait sensation avec ses vidéos rangées sous le sigle « winners and losers », vues et revues plusieurs millions de fois pas des milliers de followers. Ces vidéos sont tellement intéressantes et instructives que nous préférons laisser en suspens pour vous proposer d’aller visiter sa chaîne, vous ne serez pas déçus. 

Ce qu’il y a donc à retenir, c’est que Scott Galloway est un auteur très concret, qui sait analyser les situations de manière froide et directe. Ses productions sont donc à conseiller pour qui recherche une rigueur scientifique, un franc-parler et le concret dans les explications. Plongeons-nous donc tout entier dans le livre en question !

Résumé du livre : les points importants à retenir

Comme nous l’avons souligné à l’introduction, ce livre est une enquête sur les effets de la pandémie de coronavirus sur le monde des affaires. Lors de cette pandémie, certaines entreprises, certains secteurs d’activité ont été plus résilients que d’autres, plus brisés que d’autres, et certains sont arrivés à atteindre une croissance exponentielle. Pourquoi un tel écart ?

« Début mars 2020, nous vivions dans “l’avant” […] À la fin du mois, nous étions dans “l’après”. Le monde fermait boutique ».

Les riches sont devenus plus riches et les pauvres se sont plus appauvris. L’écart s’est agrandi entre les jeunes et les personnes âgées, les petites et les grandes entreprises. Mais cela ne vire en aucun cas vers un discours politique ou revendicateur : il s’agit bien de parler des possibilités d’affaires offertes par l’environnement de la pandémie, et qui donne le ton à la nouvelle manière avec laquelle les entreprises devraient se comporter si elles ne veulent pas chuter. 

Le coronavirus n’est pas quelque chose de programmé pour éliminer certains secteurs d’activités, il a plutôt permis, selon Scott Galloway, leur accélération. Si certains comme les Big Tech ont pu tirer leur épingle du jeu, il est question pour les entrepreneurs d’en tirer également des leçons utiles… 

Il y a ainsi deux idées de départ :

1) Les impacts du coronavirus permettent d’accélérer un phénomène déjà présent

2) Toute crise offre des opportunités 

Pour illustrer le premier cas, il est tout simplement à constater que les achats des produits de détail se faisaient en début d’année 2020, à 16 % en ligne aux États-Unis. Mais 8 semaines après l’arrivée du coronavirus dans le pays, le pourcentage est monté à 27 % et n’est jamais descendu depuis…

Parlant du second cas, Scott Galloway a identifié trois grands secteurs de consommation : le domaine de la santé, celui de l’éducation et celui de l’agroalimentaire. Pour le secteur de la santé, on a été forcé de développer la télémédecine, pour limiter le contact avec les corps. Cela, comme on peut le constater, est une grosse brèche où peuvent se loger des opportunités d’investissement et d’affaires ! 

De même sur le plan éducatif, le e-learning déjà présent a évolué de manière exponentielle étant donné qu’il ne devait plus avoir de monde dans les amphis et les écoles. Cela a permis de digitaliser les collèges et les universités et permis le renforcement des formations en ligne, leur multiplication. 

Dans le domaine agroalimentaire, il est vrai que les restaurants ont largement souffert durant la pandémie. Mais, la réduction du déplacement vers les restaurants et les grandes surfaces a permis l’accroissement de l’approvisionnement local, et l’amélioration des moyens de distribution. En d’autres termes, cela a développé les petites industries locales, car elles nourrissaient des populations à petite échelle. 

Après l’introduction, l’auteur a voulu étayer sa pensée en 5 chapitres.

Le premier chapitre intitulé : Le COVID et l’abattoir.

Dans ce chapitre, l’auteur parle tout d’abord des structures qui ont prospéré pendant la pandémie et de celles qui ont décliné. La pandémie a été un véritable abattoir pour les petites entreprises, notamment celles dont la trésorerie était limitée. Seuls ceux ayant un bilan fort avaient la confiance des investisseurs, et leur servaient également de refuge pour leurs fonds. 

De fait, les indices boursiers des entreprises comme Amazon, Netflix, ont augmenté étant donné leur forte trésorerie. Toutefois, les petites entreprises se sont vues non seulement privées de leur clientèle, mais aussi leurs créanciers réclamaient leur argent. Ils ont beaucoup souffert et plusieurs ont fait faillite tandis que les gros poissons se sont engraissés.

Après cette description de la situation, Galloway’s suggère certains moyens pour survivre à la pandémie et vivre dans le monde post corona. Ces stratégies ne pourraient toutefois pas être appliquées de la même manière pour un poids lourd que pour une « gazelle chétive ». Certains secteurs résistent (nouvelles technologies), d’autres se débrouillent (les transports et la santé) et certains vivent un véritable cauchemar (tourisme, restauration, hôtellerie). 

Pour eux, Galloway’s propose de prendre des mesures économiques radicales. Cela passe entre autres par la réduction drastiquement des coûts des produits, réduire les rémunérations en commençant par la vôtre puis celle des mieux payés, mettre des employés en chômage technique, la revue à la baisse de toutes les dépenses de l’entreprise et la réduction de son train de vie le plus rapidement possible. Ici, la vitesse compte plus que la perfection, pense Galloway’s.

Passer à l’offensive : ici, il est question de ne pas pleurnicher devant les pertes, et à attendre que la situation s’améliore dans un monde postcovid. Cela serait la pire des choses à faire. Il s’agit de saisir toutes les opportunités qu’offre le COVID et de saisir toutes les possibilités de récupérer un peu sur les pertes. Les entreprises de transport aérien aux États-Unis ne lâchent pas le Congrès et compte bien le saisir. Elles ont déjà obtenu 25 milliards de dollars et d’autres restent à venir. La voie syndicale pour les petites entreprises est également suggérée. On peut aussi et surtout acquérir de nouveaux actifs, quel que soit notre portefeuille. L’achat de nouvelles entreprises, la recherche d’innovation et la course vers les nouvelles technologies sont de mise dans un monde postcovid. L’essai d’achat de Tiktok par Microsoft en est un exemple : l’aire est à la digitalisation des structures. 

Le second chapitre intitulé « The FOUR » et le troisième chapitre intitulé « les DISRUPTEURS » ont pour point commun ce que devraient adopter les entreprises qui veulent prospérer dans le monde postcovid : les New Tech. 

Les transactions ne devraient plus se faire de manière rapprochée. Tout est au e-learning, e-commerce, visioconférence, etc. Les GAFA qui constituent le groupe des quatre (Google, Amazon, Facebook, Apple) ont vu augmenter de 21 points leur indice boursier parce qu’ils ont su se démarquer dans ce secteur. De même, puisque le secteur technologique a largement désorganisé le secteur économique américain, il a laissé place à ceux que Galloway’s appelle les « disrupteurs » qui ont su profiter des new Tech. 

Dans le quatrième chapitre intitulé « L’enseignement supérieur », il est question des stratégies adoptées par les universités. De manière générale, les écoles offrent trois services en échange de temps : le diplôme, l’éducation et l’expérience. Il paraît évident que les universités d’élite, qui ont la prééminence sur le prestige du diplôme et la qualité de l’éducation, peuvent augmenter les enchères et être sélectives quant au choix des étudiants. 

Ainsi, elles ont misé sur l’amélioration des bâtiments, sur les actifs matériels ces 9 dernières années. Les autres universités qui misent plus sur l’expérience ont subi un coup dur à cause de la pandémie, car ne pouvant plus offrir des stages, des immersions dans les structures et les travaux pratiques. 

Mais à travers le renforcement du e-learning, elles devraient miser plus sur ce type d’enseignement. Le e-learning existe depuis plus de 20 ans, mais l’avancée du e-learning lors de la pandémie tend à occulter ces années passées… Cela a donc permis une stratégie marketing plus efficace pour cette dernière : pendant que les universités d’élite étaient très sélectives et augmentaient leurs frais de scolarité, les autres ont plutôt baissé les coûts lors de la pandémie, mais ont récupéré sur le nombre d’inscriptions ayant élargi le nombre de leur place. À travers le e-learning, ils n’avaient pas besoin de trop s’inquiéter de la capacité des amphis.

Enfin, le cinquième chapitre intitulé « le bien commun » est la partie idéologique et sociale du livre. Pour Scott Galloway, l’idéologie du capitalisme sénile ne peut convenir à une société plus égale. L’élite des États-Unis d’aujourd’hui devrait faciliter les conditions de vie de la classe moyenne et pauvre de demain, non de les rendre plus difficiles. 

Cela passe entre autres par l’accessibilité à l’éducation supérieure. De plus, il est question qu’on rende service aux personnes, non aux entreprises. 

La classe moyenne et pauvre devrait être mieux prise en compte pour un bien commun, étant donné que ces classes se soucient moins de la conservation des avoirs pour l’échange. Ils dépensent dès qu’ils ont de quoi dépenser. Cela permettra de fait une plus grande fluidité des biens et des services de manière plus équitable pour tous.

Ce que le livre peut nous apporter dans la vie de tous les jours

Il est clair que “Post Corona : De la crise à l’opportunité” est un livre utile pour la situation actuelle, post covid. S’il peut nous aider dans la vie de tous les jours, c’est bien dans la mesure où il donne des conseils adaptés à la situation actuelle postcovid. 

On pourrait ainsi retenir : aller de l’avant, saisir toutes les opportunités que peut offrir même une catastrophe et sur-corriger après un drawdown. 

Conclusion

Enfin, nous vous conseillons vivement ce livre si vous souhaitez vous cultiver dans le monde des affaires, sur la gestion des catastrophes (en économie). Il est véritablement inspirant et peut même susciter des idées nouvelles pour ceux qui veulent se lancer dans les new Tech ou dans l’entrepreneuriat.

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